Quand on y croit vraiment - Joseph Barkley

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Quand on y croit vraiment

Quand on y croit vraiment - Joseph Barkley

J’ai toujours été passionné par les films. Mon père m’a emmené voir « À l’est d’Éden », quand j’étais petit, et depuis, je n’ai jamais cessé d’être fasciné par le monde du septième art. Tout ce que je voulais, c’était faire partie de ce monde où on pouvait devenir ce qu’on voulait être. Je vis dans une petite ville, alors atteindre un tel but est difficile, voire impossible. Alors, j’ai acheté une vieille boutique de vêtement et je l’ai transformé en un endroit où on pouvait acheter de vieux films. J’y ai rencontré ma femme Claire. Un jour, elle était entrée dans mon magasin, elle disait que les couleurs des murs lui donnaient l’impression que la maison était remplie d’espoir. Elle m’a demandé si je cherchais un employé, elle m’a expliqué qu’elle avait une formation d’esthéticienne, spécialement experte sur l’utilisation du juvĂ©derm. Je lui ai dit que j’étais à la recherche d’une assistante, même si ce n’était pas vrai. Depuis, nous sommes inséparables, et maintenant, tout ce que j’ai dans la vie, c’est l’amour de ma femme et mon amour pour les films, et j’en suis comblé. L’année dernière, on a cambriolé mon magasin, des jeunes sont venus tout saccager. Ils ont détruit toute une vie de travail. Et dire que j’ai passé presque vingt ans à réunir tous mes films et ils ont tout détruit en un clin d’œil. En plus de cela, l’assurance ne jouait pas en ma faveur, car mon assistant a oublié d’allumer l’alarme. J’étais anéanti, je venais de tout perdre et je n’avais pas les moyens d’arranger la situation étant donné qu’avec ma femme, nous essayons d’avoir un bébé depuis deux ans et les traitements coûtent une fortune. Mais bon, comme je suis un grand fana de film, je me suis dit que ce qui est génial dans le cinéma, c’est que les choses finissent toujours par s’arranger même lorsque tout semble être perdu. Donc, je ne me suis pas avoué vaincu par la situation. Quelques semaines après le pillage, un ami m’a appelé. Il m’a expliqué qu’il était à la recherche d’un petit local dans la région pour en faire un dépôt. Il s’est souvenu que j’avais un magasin dans le coin et il a proposé de me louer la moitié du magasin pour un an. Il m’a aussi proposé un bon prix. Avec l’argent que j’ai reçu pour la moitié de mon magasin, j’ai pu rouvrir ma boutique et collecter quelques bandes et des CD pour refaire ma collection. Et quand j’y pense, ce n’est pas seulement dans les films, mais la passion, quand on y croit vraiment et qu’on se donne à fond, on finit toujours gagnant.