Quand la pluie s'en mêle ! - Joseph Barkley

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Quand la pluie s'en mêle !

Quand la pluie s'en mêle ! - Joseph Barkley

Si j’avais vu que le mauvais temps arriverait aussi vite, je ne serais pas allé à ma maison de campagne cette fin de semaine-là. Avec ma femme, nous avions voulu profiter de cette demeure, que nous venions d’acquérir. J’ai un excellent conseiller qui s’occupe de ma planification financiere personnelle Montréal, et grâce à lui, on peut se payer quelques gâteries, comme ce magnifique chalet au bord du lac. J’ai insisté pour que partions, mais je n’aurais pas dû. La pluie n’a pas cessé de tomber tout le samedi. Je suis resté enfermé, sans pouvoir tondre la pelouse, ou encore, arranger un mur qui menaçait de s’effondrer. Ma conjointe avait eu la bonne idée de se prendre un gilet à tricoter. Elle maniait ses aiguilles, et elle restait concentrée sur son ouvrage. Quant à moi, à part lire les notifications des parutions sur mon réseau social, je ne savais pas quelle occupation avoir. J’ai fini par regarder la télévision. Un documentaire sur la pêche m’a tant intéressé, que je suis resté à le regarder jusqu’à ce qu’il se finisse.

J’avais planifié plusieurs tâches à effectuer dans notre nouvelle maison, je ne pouvais qu’attendre que la pluie cesse, ce qui m’énervait au plus haut point. J’ai consulté le bulletin météorologique. Un changement s’annonçait pour le lendemain. En lisant ces quelques phrases, j’ai senti que mon humeur était meilleure. Confiant, j’ai entrepris de préparer certaines activités. J’ai mis le mortier et les briques dans une brouette, j’ai sélectionné les outils pour la taille des arbres, et j’ai même rempli de carburant ma tondeuse. J’avais un enthousiasme retrouvé, et j’ai même siffloté quelques airs de musique, tant j’étais joyeux à la perspective de pouvoir être actif le lendemain. J’ai aussi balayé le garage, pour que je puisse avoir un lieu où me réfugier si une averse se mettait à tomber.

Je ne voulais pas rentrer dans l’habitation toute propre avec des vêtements sales, et surtout, je pourrais retourner à mes activités une fois que l’averse serait passée. La soirée fut agréable et un sourire perpétuel était affiché sur mon visage. Ce fut le jour d’après que j’ai déchanté. Un soleil brillait depuis le début de la matinée, ce qui laissait présager une journée agréable. Très content d’avoir tout mis en place, ce qui m’avait fait gagner du temps, j’ai pris un café sur la terrasse avant de me mettre au travail. J’étais détendu, j’écoutais les oiseaux. Une première goutte tomba dans ma tasse. Une autre arriva, puis ce fut un déluge. J’ai donc dû reporter, une fois encore, tout ce que je voulais faire.