Du rangement sur mesure - Joseph Barkley

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Du rangement sur mesure

Du rangement sur mesure - Joseph Barkley

J’accumulais les livres depuis des années, et j’avais ajouté des étagères, au fur et à mesure que ma bibliothèque devenait trop petite. J’avais réalisé les meubles de ma salle de bains. Avec de belles planches de chêne décapées, puis cirées, j’avais obtenu de très beaux meubles, exactement à la taille que je voulais. C’était tout l’intérêt de façonner soi-même des rangements, ils étaient faits sur mesure. J’avais repeint mon parquet. Usé, impossible à avoir parfaitement propre, je l’avais poncé, mais des taches subsistaient, ainsi que des décolorations qui s’étaient étalées par endroits sur le bois. J’avais choisi de repeindre le parquet en vert clair dans ma chambre, et en gris clair dans le reste de la maison. Une peinture acrylique déclinée dans ces deux couleurs m’avait servi pour badigeonner l’ensemble de la maison. J’avais, ensuite, vitrifié l’ensemble de ce qui revêtait mon sol.

J’avais entendu ma conjointe parler d’une boutique de décoration qu’elle affectionnait particulièrement. Elle m’avait, plusieurs fois, poussé à aller voir si je trouvais, parmi les nombreux meubles qu’ils vendaient, une bibliothèque qui irait dans mon habitation. Elle allait régulièrement dans ce quartier pour voir un spécialiste. Son traitement à base d’acide hyaluronique fonctionnait à merveille. Elle m’avait même envoyé des clichés qu’elle avait pris dans la boutique. Plusieurs meubles étaient à vendre, tous dans un genre design que j’appréciais. Elle avait fait une sélection de quelques-uns, mais elle me précisa que d’autres modèles étaient disponibles. Elle aimait beaucoup une bibliothèque en fer et bois. Montée sur roulettes, elle pouvait se moduler en fonction de la hauteur des livres. L’aspect industriel contrastait avec le bois foncé, du noyer ou de l’acajou, je ne distinguais pas bien l’essence sur les photos.

Nous nous sommes retrouvés dans un petit restaurant pour boire un café surmonté d’une montagne de crème fouettée. Elle m’emmena, juste après, dans ce magasin. En effet, je vis la bibliothèque dont elle m’avait envoyé une photographie. Elle correspondait exactement à ce que je voulais avoir. Je n’aurais jamais pu faire un objet si beau, si harmonieux. Des appliqués, qu’elle souhaitait mettre dans le couloir de l’entrée, était très jolies. Percées de trou, des boules argentées diffusaient une lumière tamisée, parfaite pour cette partie de notre chez-nous. Un luminaire sur pied était dans le même style que la nouvelle bibliothèque, je le pris, ainsi qu’une collection d’assiettes à dessert, douze exactement. Dès notre retour à la maison, je montais le nouveau meuble, en espérant que tous mes livres tiendraient dedans.